VIRULIX n°6

vendredi 5 mars 2010


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Les médecins français lancent un cri d’angoisse : où est passée la Ministre de la Santé ? Elle aurait été aperçue du côté de Vancouver pour soutenir les athlètes sur neige, en oubliant les athlètes du quotidien que sont les médecins généralistes français.

Qu’attend-elle pour se prononcer face aux contestations montantes ? Est-elle allergique aux pollens printaniers de la colère Généraliste ?

L’épisode grippal où elle s’est exprimée à tort et à travers l’a-t-il rendu aphone ? Ou lui a-t-on simplement demandé de se taire entre une commission d’enquête et des journaux qui la disent sur le départ ?

Elle fut beaucoup plus présente pour défendre sa Loi de démolition de la Médecine Libérale Française. On aimerait l’entendre rappeler à ses amis syndicalistes leur soutien pendant toute la période précédente. On souhaiterait qu’elle redise ce qu’elle disait off à l’époque : que la CSMF a été une opposante farouche à tout ce qui aujourd’hui fait réagir les médecins, qui s’éveillent enfin.

Ministre ou pas après les élections, elle ne disparaitra pas de notre mémoire. Au même titre que le Plan Juppé, on parlera dans dix ans de la Loi Bachelot. Avec horreur.

 

Le journal de Christian Saout

Jeudi : j’ai bien fait de me moquer de ces toubibs avec leur sac pour leurs femmes et leur Playmobil pour leurs gosses. La vie des malades serait bien meilleure sans ces âpres aux gains. Ils devraient prendre exemple sur mon métier de magistrat : justice claire, rapide, jamais d’erreur, parfait quoi.

Vendredi : j’ai dû faire une boulette. Tout le monde est contre moi. Surtout la CSMF qui ne viendra pas à la Commission Legmann dans laquelle je siège. Normal. Ils n’ont pas arrêté de débiner la Loi que j’ai soutenue. Ils se sont opposés au modèle de vaccination de la Ministre que j’idolâtre, modèle pour lequel en tant que Président de la Conférence

Nationale de Santé je n’ai dit mot. Bon serviteur de l’Etat qui m’emploie.

Dimanche : mes oreilles m’ont sifflé tout le week-end, mais le téléphone n’a pas sonné. Ceux qui m’ont nommé à la mission de rénovation de la Médecine Libérale doivent souhaiter que je poursuive ma mission de débinage des toubibs. Ils m’ont mis là pour çà.

 

Mardi : la CSMF n’est vraiment pas fréquentable. Elle demande mon départ de la mission. Ce n’est pas comme la FMF. Ils gueulent au dehors. Il leur suffit que j’aille au bistrot du coin prendre un café pour qu’ils accourent à l’audience. Ça me rappelle certains prévenus que j’ai bien connus dans mon boulot.

 

Lundi : le Docteur Legmann a annoncé que je ne siègerai plus à la commission. Non mais, il croit que c’est lui qui m’a nommé. Je suis là par la volonté du Président de la République, je n’en sortirais que la force de ma ministre idolâtrée. C’est mon côté Mirabeau. Plutôt jus de pomme jeu de paume. Comme ça, je n’aurais pas à voir cette vilaine CSMF. Moi, je défends les malades contre les médecins, toujours à l’affut d’une erreur pour les attaquer, c’est ma quête.

 

Tout ce qui rentre fait ventre

Belle expression pour ceux qui tentent de faire oublier l’ignominie de leur soutien à l’entreprise de démolition de la Médecine Générale qu’est la Loi « Hôpital, Patients, Santé et Territoires ». Ils veulent s’opposer aux décrets défavorables de la Loi qu’ils qualifient encore de pas si mauvaise. Une loi est une loi. Une fois votée, les décrets sortent. Et le combat mené au moment des débats est beaucoup plus compliqué après, même si on le livre pour faire oublier avant les élections ses propres turpitudes. Demander deux milliards d’euro pour la Médecine Générale, la belle affaire. En fermant les cabinets, c'est-à-dire en commençant par perdre de l’argent, pourquoi pas ? Mais est-ce vraiment une attitude libérale ?

Bachelot, les médecins ne lui disent pas merci... à Sarko non plus


Depuis le temps qu'on le dit ! Cette fois-ci, c'est fait ! Les médecins libéraux, mais également leurs collègues hospitaliers n'ont plus confiance, mais alors plus confiance du tout dans leur ministre de la santé ! Alors qu'il y a encore un an, elle comptait encore 44% de supporters, Roselyne Bachelot voit sa côte de popularité s'effondrer dans le dernier sondage IFOP paru dans le Quotidien du Médecin. 82 % des méde­cins libéraux de lui font pas confiance. Les 18% qui y croient encore sont très probablement des adhérents de MG France, de la FMF et d'Espace Généraliste qui ont soutenu la loi Bachelot contre vents et tempêtes.

C'est justement sa loi étatisante et anti libérale, sa gestion de la vaccination soviéto-collectiviste, mais également son obstination à bloquer le C à 23 € et la convention, que les médecins font payer cash à la ministre mais aussi au Président de la République.

En effet, les médecins ont bien compris que le président avait largement soutenu et cautionné la politique anti-médecins de sa ministre. Résultat : sa côte s'effondre également, puisque 76% des médecins libéraux ne lui font plus confiance. Le sondage montre que les médecins libéraux, comme en 2007, entendent sanctionner, dans les urnes ceux qui ne les ont pas respectés. Pourtant, en 2007, 75% d'entre eux avaient l'intention de voter Sarkozy, et l'ont très certainement fait, pour la plupart... Recoller les morceaux coûtera cher,


Avis de recherche

Les médecins français lancent un cri d’angoisse : où est passée la Ministre de la Santé ? Elle aurait été aperçue du côté de Vancouver pour soutenir les athlètes sur neige, en oubliant les athlètes du quotidien que sont les médecins généralistes français.

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Elle fut beaucoup plus présente pour défendre sa Loi de démolition de la Médecine Libérale Française. On aimerait l’entendre rappeler à ses amis syndicalistes leur soutien pendant toute la période précédente. On souhaiterait qu’elle redise ce qu’elle disait off à l’époque : que la CSMF a été une opposante farouche à tout ce qui aujourd’hui fait réagir les médecins, qui s’éveillent enfin.

Ministre ou pas après les élections, elle ne disparaitra pas de notre mémoire. Au même titre que le Plan Juppé, on parlera dans dix ans de la Loi Bachelot. Avec horreur.

 

 

Bachelot veut des images choc sur les paquets de cigarettes : une possible reconversion ?

 

 

 


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