VIRULIX n°3

jeudi 21 janvier 2010


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Trop, c’est trop ! Journal virulent d’information par l’UNOF-CSMF


La main de Dieu
Il y avait la main de Maradona, celle de Thierry Henri, il y a maintenant la main bénie que le Président de la République pose sur la Médecine Libérale. Sûrement rentré d’un lointain voyage qui l’a tenu écarté du pays depuis deux ans, il a découvert la grogne des médecins libéraux et leur rejet de la Loi portée par son gouvernement. C’est le problème avec le portable. Quand on n’a pas le réseau, on n’a pas le réseau. Puis, quand on le retrouve, on a plein de messages. Il a dû en recevoir quelques uns d’amis qui ont dû lui dire : ça ne va pas le faire. Tous ces gens-là, les médecins libéraux, ceux qui auraient voté à plus de 70 % pour vous et bien, ils n’ont pas l’air prêt à recommencer. Même les journalistes le disent et l’écrivent.
 
 
 
En plus, voyez-vous, ils ont mal vécu la façon dont on les a traités pour la grippe. Cinquième roue de charrette, c’est peu valorisant. Migraine présidentielle. Que faire ? Des vœux ? Une commission ? Une belle rénovation de la Médecine Libérale ? Voilà une idée qui a de la gueule. Allez, un beau discours, une personnalité reconnue et ils vont repartir comme en 14, non comme en 2007. Bien sûr, petit doigt sur la couture du pantalon. Bien Chef, oui Chef. Au fait Chef, depuis 2007, combien de fois la Médecine Générale a-t-elle été placée au cœur du système, clef de voûte de l’organisation des soins ? Et qu’a-t-elle eu en retour, Chef ? Une commission. Petite ou grosse ?
 
Mr. Nobody
Le cinéma nous donne actuellement un film où le héros vit plusieurs vies, suivant ses choix aux moments essentiels de sa trajectoire. Dans nos affaires, on peut sans difficulté voir les choix faits par les uns ou par les autres. Le nœud de la défense de la médecine générale libérale c’est 2007. Lancement des Egéos et de la Loi de 2007. Quel choix ? Pour la CSMF, l’UNOF et aussi le SML : s’opposer fermement. Pour les autres : Prendre la main de la Ministre ou s’opposer à ce qui est proposé. Le choix de la FMF généraliste, d’Espace Généraliste devenus Union Généralistes et de MG France a été clair : participer aux Egéos, accepter leur conclusion, et porter les résultats dont le principal a été le blocage des honoraires dans l’immédiat. Béats d’admiration sur la Loi et sur Notre Bonne Ministre qui impose la médecine foraine (le médecin aux champs), ravis de la déclaration d’absence, comment disiez-vous ? Ah oui : « ce n’est rien d’autre que ce qui se fait déjà  ». Tiens donc. Ne parlons pas de la vaccination de la grippe où le Président de MG France était le porte-parole officiel de la Ministre, bene oui-oui de l’exclusion du Généraliste du processus de vaccination. Alerte générale devant la réaction du terrain : chez MG France on cherche à changer de vie, de rembobiner le film en embobinant les médecins, de se refaire une santé. Laminé par autant de contorsions et dûment médaillé pour service rendu, éjecté de son syndicat, le président est remplacé par son vice, muet d’approbation jusque là. Simple jeu de chaises musicales. Il est retourné à sa patientèle faisant les frais d’un sauvetage des meubles peu honorable de la part de ceux qui l’avaient jusque là soutenu comme un seul homme. Cruelle attitude versatile devant l’échéance électorale. Comme en 2002 après avoir signé 18€50, se raccrochant aux 20€ comme la moule au rocher, essayant de recoudre l’hymen d’une virginité maintes fois perdue. Nouvelle vie pour la FMF et Union Généraliste qui espèrent que la commission Legmann mettra fin aux avanies de la loi qu’ils ont soutenue et qu’ils considèrent toujours comme merveilleuse. Illusions ! La feuille de route du Président de la République est claire : transferts de tâche, regroupements, exercice en lieux multiples, j’en passe et des meilleures…ils ont tous belle mine de maintenant réclamer le C à 23€ qu’ils ont empêché par leur attitude politique complaisante. Hélas, pour le médecin généraliste, on n’a qu’un seul trajet. Nos honoraires sont bloqués après deux ans de croissance, grâce à la convention. Pas de seconde vie, pas de retour en arrière. Nos cabinets individuels ou de groupe sont menacés par une réorganisation étatique. C’est ici et maintenant qu’il va falloir se mobiliser pour éviter cette dérive.
 
 
La position du missionnaire
Missionnons donc. Il y a longtemps qu’une mission n’avait pas été confiée à une éminente personnalité pour résoudre le problème de la médecine libérale. Il est plus que temps de répéter ce que l’on entend depuis des années. Démographie, transferts de tâches, de compétences, maisons médicales, centres de santé ….. et un raton laveur.
 
 
A deux ans de distance, on bégaie les Egéos. Bonne chance au Président du Conseil National de l’Ordre des Médecins. Si en deux mois, il résout les problèmes de deux décennies (celle passée et celle qui vient), on s’inclinera devant la prestation. L’homme a souvent affirmé des positions fortes sur le respect des libéraux et des médecins. Il est monté en ligne contre les autorisations d’absence, contre le droit de prescription - délivrance des pharmaciens. Souhaitons qu’il reste fidèle à ses convictions et qu’il défende les positions libérales dans sa mission. Et souhaitons-lui bon courage face à l’importance de la tâche.
 
 
 
La C.F.D.T. de M. Chérèque s’envoie en l’air … avec notre « pognon »
Question pognon, François Chérèque pouvait donner des leçons aux médecins généralistes sur la grippe. En connaisseur, son syndicat, qui présidait le Comité d’entreprise d’Air France, doit se justifier de dépenses somptuaires, le Président ayant été éjecté en fin d’année.
 
 
On n’entend plus le Président de la C.F.D.T. sur l’utilisation du « pognon » de la compagnie aérienne nationale. Plus prompt à critiquer les Généralistes, il donne un nouvel exemple du « Faites ce que je dis, ne dites pas ce que je fais ». Allez François, c’est de bon cœur qu’on te donne s’il le faut 6,60 € par billet d’avion. Il y a tellement de nécessiteux dans les instances dirigeantes de la C.F.D.T. C’est notre Unitaid à nous.
 
 
DPC : Développement Professionnel Continu ou Dépecé, Puni, Cocu
 
Autre torpille de la loi : le DPC. Celui-ci doit remplacer la Formation Médicale Continue et l’évaluation professionnelle. En réalité, la mise sous tutelle étatique de la FMC pour aboutir à ce qui taraude l’état depuis des années : la requalification permanente des médecins, qui sous contrainte, devront en continu faire preuve de leur capacité à poursuivre leur exercice, sur la base de référentiels plus économiques que médicaux.
De fait, les médecins sont Dépecés d’une formation conventionnelle qui représentait des honoraires différés, Punis par un déconventionnement s’ils ne satisfont pas des exigences technocratiques, Cocus d’un gouvernement qui se dit libéral et qui n’agit que par contrainte contre la médecine générale libérale.

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