Virulix n°41  / 14-01-2012

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Déshabillez-moi (air connu) la complainte du transfert de tâches !
 

Déshabillez-moi, sans rien dire,
Oui, mais tout de suite, allez vite,
Courrez à l’ARS, à l’HAS,
Déshabillez-moi, Déshabillez-moi,
Mais ne soyez pas trop visible, trop limpide,
Profitez des mesures
Démographiques
Pour effeuiller les toubibs
De leurs prérogatives
Mais avec retenue
Ne les laissez pas tous nus
Déshabillez-moi, c’est peu dire,
Prenez ce que vous voulez, de notre activité,
Avec l’article cinquante et un
De la loi Bachelot
Sachez nous étriller, nous vider
Conduisez-vous en équarisseur
Mais n’ayez qu’une peur
Que demain d’autres fous
Vous déshabillent, vous !


 



Beaucoup de bruit pour rien


On allait voir ce qu’on allait voir. La Sécu va employer du personnel à plein temps pour aller retirer les lettres recommandées qui arriveront par tombereau dans les Caisses pour refuser le paiement à la performance.

Tous les groupuscules agissants avaient table d’hôte médiatique inversement proportionnelle à leur résultat démocratique. Les arguments, dont certains peuvent être audibles, revêtaient une telle outrance qu’ils frisaient le ridicule.

Aller jusqu’à dire que les médecins sélectionneraient dans leur patientèle les malades trop indisciplinés pour toucher la prime exprimait un mépris certain de ceux que ces bateleurs sont sensés défendre.


On peut se poser des questions sur l’écho de ses archi-minoritaires dans les médias professionnels. Dans une période aussi instable, est-ce protéger nos professions que d’ajouter le tumulte au malaise ambiant ? 


Toutes ses arguties furent inutiles, et les médecins avec un bon sens qui les honore ont choisi de tenter l’expérience. Ils attendaient cinquante pour cent de refus.


Ce fut la moitié … de un pour cent ! Cela ne signifie pas que l’enthousiasme soit débordant. L’absence d’information explicative étouffée par le brouhaha des opposants est en partie responsable de ce manque d’enthousiasme. Il faut rapidement remettre tout dans le bon sens et apporter aux médecins les informations qui leur importent pour faire face à leurs objectifs.


Et revenir à une réalité, celle de la convention qui a prévu tout ce que les craintifs dénoncent : à savoir aucun objectif n’est éliminatoire, aucun n’est à 100%.


Chacun peut y retrouver son petit et remplir son objectif en fonction de ce que lui dicte sa conscience ou son éthique ou sa vision du monde.


La prochaine défaite de ceux qui s’opposent à tout sera l’amélioration des pratiques pour une meilleure prise en charge des patients qui devrait être la condition nécessaire à tout débat. Les paragons de vertu qui ont mené le buzz l’oublient souvent, aveuglés qu’ils sont par leur seul intérêt. 


Virulix



La baston à la maison


La période est facile pour le caustique. Regarder faire les autres le réjouit parfois, l’accable souvent.


Singeant avec une opiniâtreté remarquable les hommes politiques et leurs bisbilles outrancières, ne voit-on pas deux syndicats qui ne boxent pas dans la même catégorie s’écharper avec des mises en cause personnelles.


Du côté de la FMF, les spécialistes lancent de nouvelles attaques contre la tête de la néo-FMF.


On ne sait plus qui est qui, qui est quoi.


Il n’y a même plus d’effort à faire pour décrire le ridicule de toutes ses algarades. Virulix bientôt va se retrouver au chomdu rattrapé par la comédie du (faux) pouvoir.

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