Virulix n°28  / 03-03-2011

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Au boulot, les gars !


Certains sénateurs freinent des quatre fers pour déboguer la loi Bachelot. La raison invoquée est une mauvaise raison. Ils pensent qu’en maintenant les contraintes vexatoires, ils arriveront à mieux répartir sur le territoire les médecins généralistes (car bien sûr, on ne veut contraindre qu’eux !).
Ils veulent obliger les médecins à exercer dans des régions qu’ils ont laissé dépouiller de tous les services publics. Peut-être dans un second temps leur demanderont-ils de vendre des timbres et de distribuer les colis poste. De Doctissimo à Colissimo, il n’y a pas loin. Nos sénateurs croient avoir raison contre tout le monde. Ils devraient se renseigner.
Les pays où la régulation s’est faite par la perte de la liberté d’installation ont vu leurs médecins fuir, et c’est par l’immigration médicale qu’ils ont comblé les trous.
Le plus paradoxal :
beaucoup de ses sénateurs sont médecins. Ils veulent contraindre un exercice qu’ils ont délaissé depuis longtemps. L’exemple venant d’en haut, nous ne désespérons pas de les voir reprendre la sacoche et venir donner un coup de main solidaire pour lutter
contre la désertification.
Sans ça, on aura du mal à comprendre qu’ils poursuivent assidûment la destruction des dernières libertés qui restent à l’exercice libéral.


Virulix


La violence, ça suffit !


La blouse blanche n’est plus une protection pour ceux qui la porte. Pour un refus, un mot mal interprété, la violence devient le mode de relation entre certains patients et les médecins. Les établissements de soins ne sont pas à l’abri de cette attitude. Les agressions se multiplient et le moindre doute sine materiae entraîne un déchaînement de haine.
Le Ministère de l’Intérieur avait annoncé sa volonté d’aller vite dans la direction d’une sécurisation des professionnels de santé.
Combien d’agressions, de morts faudra-t-il pour que les pouvoirs publics bougent et protègent le métier de ceux qui ne sont là que pour servir et faire le bien ? Il va bientôt falloir envisager le droit au retrait pour arrêter cette escalade. 


MG France, une tradition…
de contraintes


 



L’ancien président de MG France l’affirme haut et fort : le contrat santé solidarité et la déclaration de vacances sont d’excellentes mesures de la loi Bachelot qui sont le corollaire obligatoire de l’exercice de proximité. Plus on presse les médecins généralistes tels des citrons, plus ce triste sire est heureux des mesures qui sont prises. On pourrait dire que Monsieur « l’Ex » ne parle plus que pour lui-même et que MG France n’est plus concerné par
ces propos. Sauf qu’il était sur la liste MG France de Franche-Comté aux élections des Unions Régionales, dont il occupe au titre de ce syndicat la place de vice-président de ladite Union. L’actuel Président de MG France s’est ému devant témoin et devant le Ministre de la Santé de la disparition du contrat Santé
Solidarité. En ayant soutenu comme un seul homme la loi qui a supprimé de fait le volontariat de la permanence de soins, MG France poursuit sa démarche de destruction de la médecine ibérale générale.
Des officiers de santé le doigt sur la couture du pantalon leur
irait très bien. On le voit, les ennemis des médecins libéraux ne sont pas toujours où on les croit.


Des structures médicovores.


Dans le même ordre d’idées, on assiste à un débauchage de
médecins libéraux de proximité par les nouvelles structures telles les Agences Régionales de Santé. Elles n’hésitent pas à venir chercher des confrères pour les salarier dans un rôle administratif d’organisation. Le marrant ou le plus triste de l’histoire, c’est qu’ils leur confient pour tâche de réorganiser la médecine de premier recours qu’ils viennent de quitter. Tout ceci ne manque
pas de sel : en même temps que l’on se désole de la diminution du nombre de médecins généralistes, on les débauche.


 

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