Mail UNOF Mai 2011  / 27-05-2011

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Une chance ? … La dernière ?

La négociation conventionnelle piétine. Les Médecins Généralistes tapent du pied en attendant la suite. Cette suite sera-t-elle à la hauteur de leur attente ? Et quelles sont les attentes collectives pour une amélioration individuelle ? La problématique du représentant professionnel est de résoudre cette équation. La Médecine Générale Libérale est-elle en danger ? Et bien oui.
Pourtant, une évolution de la médecine générale apparue au milieu des années 90 a fait progresser le métier, spontanément sans contrainte ni incitation : le cabinet de groupe est devenu plutôt la règle ; l’aspiration à un exercice plus maitrisé, moins sous pression par l’organisation des consultations sur rendez-vous, tout en répondant aux besoins de santé ; la fin du « taillable et corvéable à merci » avec une permanence des soins volontaire, et pourtant globalement assuré. La dynamique de réforme structurelle et progressive a été brutalement stoppée au milieu du gué depuis trois ans. Le côté révolutionnaire de la loi Bachelot repose sur la politique de la terre brûlée, pour y rebâtir les châteaux en Espagne d’un système inefficace et technocratique.
Une chose n’a pas changé : le sentiment de responsabilité qui habite les Médecins Généralistes Libéraux dans l’exercice de leur fonction face aux patients et à la maladie. Notre force réside dans cet investissement quotidien. L’UNOF-CSMF ne cesse de le rappeler auprès des instances et veut s’appuyer sur ce comportement pour valoriser notre métier. Avant d’imaginer l’après, consolidons ce qui existe et qui permet d’avoir une fondation solide pour préparer l’avenir, fruit de l’investissement des professionnels depuis deux ou trois décennies, qui en attendent reconnaissance.
Une nouvelle convention doit être une nouvelle chance. Elle doit conforter l’existant et construire l’avenir. Le montant de l’investissement sera un signe fort. Mais faut-il se bercer d’illusions dans la période économique actuelle ?
Notre programme est complet et essaye de coller à la spécificité de nos exercices.
L’acte se doit d’être hiérarchisé en fonction de son contenu. Au-delà d’une rémunération de base, la complexité de plus en plus importante des prises en charge doit être valorisée pour donner au médecin généraliste les moyens d’améliorer la réponse aux pathologies chroniques et/ou graves.
La rémunération « médecin traitant » doit rester à son niveau et appliquée pour tous les malades en affection de longue durée, en tenant compte du périmètre de ces affections que les Caisses veulent réduire. L’extension du forfait, si tel est le désir des uns ou des autres, devra être au même niveau pour des populations complémentaires.
Le CAPI devra être refondu pour rentrer franchement dans ce qui se pratique dans beaucoup de pays de même niveau : à savoir, un paiement à la performance qui prenne en compte les différents critères d’amélioration des prises en charge, mais aussi l’environnement nécessaire tant informatique que structurel pour atteindre ces objectifs.
Allons-nous vers un accord ? On ne le saura qu’à la fin. L’intérêt de tous est d’obtenir une avancée significative sur des objectifs tenables pour toute la profession. La Caisse perdrait beaucoup à laisser pourrir la situation car elle pourrait être dessaisie de son rôle de relais dans la relation société-professionnels de santé. Personne ne pourra nous refuser les moyens de faire progresser notre profession dans le sens de plus de prise en charge, de plus d’amélioration de la qualité de la réponse. Un refus d’investir fortement sur ces thèmes de la part du financeur serait une perte de chance pour toute la population. Sa responsabilité est de rétablir la confiance avec la partie libérale du corps médical qui ne demande que d’être reconnu sans arrière pensée. Se passer de cette chance face à des attentes aussi fortes serait une faute.

Dr Michel COMBIER, Président de l’UNOF-CSMF


Branche généraliste de la CSMF
UNOF-CSMF MAIL /// Jeudi 26 mai 2011


Une chance ? … La dernière ?


La négociation conventionnelle piétine. Les Médecins Généralistes tapent du pied en attendant la suite. Cette suite sera-t-elle à la hauteur de leur attente ? Et quelles sont les attentes collectives pour une amélioration individuelle ? La problématique du représentant professionnel est de résoudre cette équation. La Médecine Générale Libérale est-elle en danger ? Et bien oui.
Pourtant, une évolution de la médecine générale apparue au milieu des années 90 a fait progresser le métier, spontanément sans contrainte ni incitation : le cabinet de groupe est devenu plutôt la règle ; l’aspiration à un exercice plus maitrisé, moins sous pression par l’organisation des consultations sur rendez-vous, tout en répondant aux besoins de santé ; la fin du « taillable et corvéable à merci » avec une permanence des soins volontaire, et pourtant globalement assuré. La dynamique de réforme structurelle et progressive a été brutalement stoppée au milieu du gué depuis trois ans. Le côté révolutionnaire de la loi Bachelot repose sur la politique de la terre brûlée, pour y rebâtir les châteaux en Espagne d’un système inefficace et technocratique.
Une chose n’a pas changé : le sentiment de responsabilité qui habite les Médecins Généralistes Libéraux dans l’exercice de leur fonction face aux patients et à la maladie. Notre force réside dans cet investissement quotidien. L’UNOF-CSMF ne cesse de le rappeler auprès des instances et veut s’appuyer sur ce comportement pour valoriser notre métier. Avant d’imaginer l’après, consolidons ce qui existe et qui permet d’avoir une fondation solide pour préparer l’avenir, fruit de l’investissement des professionnels depuis deux ou trois décennies, qui en attendent reconnaissance.
Une nouvelle convention doit être une nouvelle chance. Elle doit conforter l’existant et construire l’avenir. Le montant de l’investissement sera un signe fort. Mais faut-il se bercer d’illusions dans la période économique actuelle ?
Notre programme est complet et essaye de coller à la spécificité de nos exercices.
L’acte se doit d’être hiérarchisé en fonction de son contenu. Au-delà d’une rémunération de base, la complexité de plus en plus importante des prises en charge doit être valorisée pour donner au médecin généraliste les moyens d’améliorer la réponse aux pathologies chroniques et/ou graves.
La rémunération « médecin traitant » doit rester à son niveau et appliquée pour tous les malades en affection de longue durée, en tenant compte du périmètre de ces affections que les Caisses veulent réduire. L’extension du forfait, si tel est le désir des uns ou des autres, devra être au même niveau pour des populations complémentaires.
Le CAPI devra être refondu pour rentrer franchement dans ce qui se pratique dans beaucoup de pays de même niveau : à savoir, un paiement à la performance qui prenne en compte les différents critères d’amélioration des prises en charge, mais aussi l’environnement nécessaire tant informatique que structurel pour atteindre ces objectifs.
Allons-nous vers un accord ? On ne le saura qu’à la fin. L’intérêt de tous est d’obtenir une avancée significative sur des objectifs tenables pour toute la profession. La Caisse perdrait beaucoup à laisser pourrir la situation car elle pourrait être dessaisie de son rôle de relais dans la relation société-professionnels de santé. Personne ne pourra nous refuser les moyens de faire progresser notre profession dans le sens de plus de prise en charge, de plus d’amélioration de la qualité de la réponse. Un refus d’investir fortement sur ces thèmes de la part du financeur serait une perte de chance pour toute la population. Sa responsabilité est de rétablir la confiance avec la partie libérale du corps médical qui ne demande que d’être reconnu sans arrière pensée. Se passer de cette chance face à des attentes aussi fortes serait une faute.


Dr Michel COMBIER, Président de l’UNOF-CSMF

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