Mail UNOF Mai 2010  / 31-05-2010

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Encore une minute, monsieur le bourreau !

Chronique d’une perte de temps… Une loi plus tard, l’Etat, par le choix du Président de la République, se rend compte qu’il faut tout recommencer. Dans un premier temps et dans la précipitation en demandant un rapport au Président du Conseil National de l’Ordre. Echec immédiat lié à la composition de la commission essentiellement basée sur les zélateurs de la loi incriminée.
Le Docteur Elisabeth Hubert se voit maintenant confier une mission de propositions sur le premier recours médical qui inclut non seulement la Médecine Générale mais aussi les Spécialistes de proximité et les autres professions médicales. Projet plus ambitieux à échéance du mois d’octobre 2010. Peut-on attendre jusqu’à cette date pour avoir des mesures structurelles ? Sûrement, après les trois ans que l’on vient de perdre. Au-delà, on dépassera la date limite de péremption et tout le temps perdu ne se rattrapera plus. Les plus investis dans le métier auront brulé leurs dernières cartouches d’envie. Les jeunes n’auront pas encore gouté aux joies du métier tant sont nombreux ceux qui leur annoncent le sang, la sueur et les larmes.
On le voit, plus on s’approche du mur contre lequel on est sûr de se cogner, plus on essaye de détourner le débat de ce qui fait l’essentiel : comment revaloriser d’abord les médecins en exercice afin qu’ils poursuivent leur action au service des patients ?


 

Branche généraliste de la CSMF
UNOF-MAIL /// Jeudi 27 mai 2010


Encore une minute, monsieur le bourreau !


Chronique d’une perte de temps… Une loi plus tard, l’Etat, par le choix du Président de la République, se rend compte qu’il faut tout recommencer. Dans un premier temps et dans la précipitation en demandant un rapport au Président du Conseil National de l’Ordre. Echec immédiat lié à la composition de la commission essentiellement basée sur les zélateurs de la loi incriminée.
Le Docteur Elisabeth Hubert se voit maintenant confier une mission de propositions sur le premier recours médical qui inclut non seulement la Médecine Générale mais aussi les Spécialistes de proximité et les autres professions médicales. Projet plus ambitieux à échéance du mois d’octobre 2010. Peut-on attendre jusqu’à cette date pour avoir des mesures structurelles ? Sûrement, après les trois ans que l’on vient de perdre. Au-delà, on dépassera la date limite de péremption et tout le temps perdu ne se rattrapera plus. Les plus investis dans le métier auront brulé leurs dernières cartouches d’envie. Les jeunes n’auront pas encore gouté aux joies du métier tant sont nombreux ceux qui leur annoncent le sang, la sueur et les larmes.
On le voit, plus on s’approche du mur contre lequel on est sûr de se cogner, plus on essaye de détourner le débat de ce qui fait l’essentiel : comment revaloriser d’abord les médecins en exercice afin qu’ils poursuivent leur action au service des patients ?
Tout en attendant des évolutions nécessaires, il faut d’abord prendre une mesure équitable pour la spécialité de Médecine Générale : mettre au même montant de rémunération l’acte de base de toutes les spécialités. Chacune des spécialités peuvent avoir par la suite des rémunérations complémentaires en rapport avec la spécificité de son activité.
Un acte identique doit être rémunéré à l’identique quel qu’en soit l’auteur. Ceci permettra en plus d’éviter la marginalisation tarifaire des médecins à exercice particulier qui n’auraient pas eu ou demandé la spécialité parce qu’ils ne le souhaitaient pas.
On le voit, ce n’est pas compliqué de faire passer un message simple aux Médecins Généralistes. Le Président de la République a fait un premier pas, incomplet, trop éloigné. Il est fort à craindre que déficit venant, rigueur aidant, Objectif National des Dépenses d’Assurances Maladie restreint, bloquent la valorisation de la Consultation au premier janvier 2011. Il ne sera plus temps de renommer une commission pour sauver ce qui aura été détruit par l’incohérence décisionnelle qui s’est abattue sur notre métier depuis trois ans. Tombera alors le couperet de cette inconséquence institutionnelle.


Dr Michel COMBIER, Président de l’UNOF-CSMF

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