Mail UNOF Avril 2011  / 27-04-2011

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DES ACTES, QUE DES ACTES

Les Médecins Généralistes attendent beaucoup de la période conventionnelle actuelle. Elle ne devra pas être en reste dans le climat modifié et amélioré depuis six mois par rapport à ce que nous avons subi pendant trois ans. Le Ministre de la Santé, engagé dans le débogage de la Loi Bachelot, a réussi, non sans difficulté, à convaincre les députés de cette nécessaire première étape pour rétablir la confiance avec les médecins libéraux, particulièrement les Médecins Généralistes touchés par toutes les mesures vexatoires contenues dans la Loi. La disparition de la déclaration d’absence, la non taxation du contrat santé solidarité, la non opposabilité du schéma d’organisation des soins ambulatoires, autant de demandes, autant de réponses allant dans le bon sens.
La balle est maintenant dans le camp des négociateurs conventionnels, et particulièrement dans celui du Directeur de l’Assurance Maladie. Sera-t-il lui aussi sensible aux demandes des médecins libéraux ? La Caisse de Sécurité Sociale pourra-t-elle prendre la mesure de l’espoir que médecins et patients mettent dans une amélioration du système de soins.
Eliminons en préalable deux réflexions importantes : s’il faut l’améliorer, le système marche pas si mal que ça, surtout grâce à l’investissement au quotidien des professionnels de santé. L’avenir des Etudiants en Médecine est important. La Convention doit le prendre en compte, mais elle est surtout destinée aux médecins libéraux installés qui tiennent la baraque en attendant les futures évolutions générationnelles. Leur accueil sera d’autant meilleur que les médecins en exercice vivront sereinement leur métier.
La politique syndicale doit porter sur ses améliorations. Certaines ne coutent rien comme par exemple la diminution du harcèlement papivore des Caisses et Organismes en tout genre. D’autres demandent un investissement financier comme l’augmentation du temps médical par une aide structurelle de secrétariat (ou autre). Et bien sûr une vraie avancée sur les honoraires bloqués depuis trois ans. La dernière augmentation ne correspond même pas à un rattrapage de la baisse des revenus. On le voit, l’éventail est large et non limitatif. Il faut que les Pouvoirs Publics et la Caisse comprennent que ce qui n’est pas fait aujourd’hui, coutera beaucoup plus cher demain.
Tous les investissements non faits précédemment entrainent aujourd’hui un blocage professionnel grave qui diminue l’offre de soins. Cela rend plus attractif la médecine salariée, reconnue par tous comme moins productive pour le patient.
Artisans des réductions des dépenses, dont tout le monde se réjouit, les Médecins Généralistes Libéraux se sont retrouvés les cocus d’un effort non récompensé, malgré les promesses.
L’UNOF-CSMF affirmera son programme tout au long de la négociation, en phase avec l’unité confédérale. Si tout n’est pas possible pour des raisons économiques, la volonté d’envoyer un message positif et encourageant sera jugée à hauteur des engagements réalisés et non des promesses. Le précédent du C à 23 ? et de sa non application à la date signée constitue la principale cause de suspicion. La Caisse qui s’est bien accommodée de ce blocage devra voir plus loin que le bout de son nez d’économies immédiates. Peut-on croire encore à sa lucidité ? On attend des actes concrets pour valoriser notre métier et nous donner les moyens de l’améliorer.

Dr Michel COMBIER, Président de l’UNOF-CSMF



Branche généraliste de la CSMF
UNOF-CSMF MAIL /// Jeudi 28 avril 2011


DES ACTES, QUE DES ACTES


Les Médecins Généralistes attendent beaucoup de la période conventionnelle actuelle. Elle ne devra pas être en reste dans le climat modifié et amélioré depuis six mois par rapport à ce que nous avons subi pendant trois ans. Le Ministre de la Santé, engagé dans le débogage de la Loi Bachelot, a réussi, non sans difficulté, à convaincre les députés de cette nécessaire première étape pour rétablir la confiance avec les médecins libéraux, particulièrement les Médecins Généralistes touchés par toutes les mesures vexatoires contenues dans la Loi. La disparition de la déclaration d’absence, la non taxation du contrat santé solidarité, la non opposabilité du schéma d’organisation des soins ambulatoires, autant de demandes, autant de réponses allant dans le bon sens.
La balle est maintenant dans le camp des négociateurs conventionnels, et particulièrement dans celui du Directeur de l’Assurance Maladie. Sera-t-il lui aussi sensible aux demandes des médecins libéraux ? La Caisse de Sécurité Sociale pourra-t-elle prendre la mesure de l’espoir que médecins et patients mettent dans une amélioration du système de soins.
Eliminons en préalable deux réflexions importantes : s’il faut l’améliorer, le système marche pas si mal que ça, surtout grâce à l’investissement au quotidien des professionnels de santé. L’avenir des Etudiants en Médecine est important. La Convention doit le prendre en compte, mais elle est surtout destinée aux médecins libéraux installés qui tiennent la baraque en attendant les futures évolutions générationnelles. Leur accueil sera d’autant meilleur que les médecins en exercice vivront sereinement leur métier.
La politique syndicale doit porter sur ses améliorations. Certaines ne coutent rien comme par exemple la diminution du harcèlement papivore des Caisses et Organismes en tout genre. D’autres demandent un investissement financier comme l’augmentation du temps médical par une aide structurelle de secrétariat (ou autre). Et bien sûr une vraie avancée sur les honoraires bloqués depuis trois ans. La dernière augmentation ne correspond même pas à un rattrapage de la baisse des revenus. On le voit, l’éventail est large et non limitatif. Il faut que les Pouvoirs Publics et la Caisse comprennent que ce qui n’est pas fait aujourd’hui, coutera beaucoup plus cher demain.
Tous les investissements non faits précédemment entrainent aujourd’hui un blocage professionnel grave qui diminue l’offre de soins. Cela rend plus attractif la médecine salariée, reconnue par tous comme moins productive pour le patient.
Artisans des réductions des dépenses, dont tout le monde se réjouit, les Médecins Généralistes Libéraux se sont retrouvés les cocus d’un effort non récompensé, malgré les promesses.
L’UNOF-CSMF affirmera son programme tout au long de la négociation, en phase avec l’unité confédérale. Si tout n’est pas possible pour des raisons économiques, la volonté d’envoyer un message positif et encourageant sera jugée à hauteur des engagements réalisés et non des promesses. Le précédent du C à 23 ? et de sa non application à la date signée constitue la principale cause de suspicion. La Caisse qui s’est bien accommodée de ce blocage devra voir plus loin que le bout de son nez d’économies immédiates. Peut-on croire encore à sa lucidité ? On attend des actes concrets pour valoriser notre métier et nous donner les moyens de l’améliorer.


Dr Michel COMBIER, Président de l’UNOF-CSMF

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