Mail UNOF Avril 2010  / 22-04-2010

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Y a-t-il un avenir conventionnel ?

Quand nous disions que nous allions vers une étatisation, beaucoup pensaient que nous exagérions.
Le dernier avatar conventionnel nous donne une fois de plus raison : le Président de la République, lui-même, annonce le tarif de la Consultation remboursé au 1er janvier 2011. Il affirme que ce tarif sera inscrit dans le règlement conventionnel arbitral. Un petit peu comme si on disait à un arbitre de foot ou de rugby le score de la fin du match.
Le blocage était le fait du Prince, le déblocage sera celui du Roi. Changement d’époque. Que deviennent les partenaires conventionnels quand l’individu de base a une parole au moins aussi écoutée que ceux qui représentent des milliers d’adhérents ? Le rôle d’un dirigeant n’est-il pas de légitimer ceux qui négocient et obtiennent des résultats plutôt que la pétaudière d’expression qu’est devenu internet ?
Si tout a la même valeur, à quoi bon faire d’autres lois que celle de la jungle ?
Que devient l’Assurance Maladie, exécuteur (testamentaire ?) d’une politique de santé erratique où la prise en charge devient de plus en plus la chasse gardée des mutuelles et des assurances privées (il n’y a qu’à voir leur bataille publicitaire sur les radios et les télés) ?
Cette tendance tendrait à prouver que seuls ces organismes auraient le droit de gagner de l’argent sur la santé, mais que les médecins n’auraient aucune légitimité à gagner correctement leur vie en exerçant leur profession.
Enfin, que sont devenus les partenaires sociaux sensés eux représenter l’ensemble des ayants droits ? Soit ils s’expriment par la voix du Secrétaire général de la CFDT, anti-médecin libéral primaire, soit ils laissent le champ libre aux associations de patients qui ont certes un rôle essentiel mais exercent un lobby, souvent concurrentiel entre elles et laissent de côté le citoyen lambda, cotisant, bien portant qui doit avoir un service de soins efficace et visible le jour où le recours lui devient utile.


 

Branche généraliste de la CSMF
UNOF-MAIL /// Jeudi 22 avril 2010


Y a-t-il un avenir conventionnel ?


Quand nous disions que nous allions vers une étatisation, beaucoup pensaient que nous exagérions.
Le dernier avatar conventionnel nous donne une fois de plus raison : le Président de la République, lui-même, annonce le tarif de la Consultation remboursé au 1er janvier 2011. Il affirme que ce tarif sera inscrit dans le règlement conventionnel arbitral. Un petit peu comme si on disait à un arbitre de foot ou de rugby le score de la fin du match.
Le blocage était le fait du Prince, le déblocage sera celui du Roi. Changement d’époque. Que deviennent les partenaires conventionnels quand l’individu de base a une parole au moins aussi écoutée que ceux qui représentent des milliers d’adhérents ? Le rôle d’un dirigeant n’est-il pas de légitimer ceux qui négocient et obtiennent des résultats plutôt que la pétaudière d’expression qu’est devenu internet ?
Si tout a la même valeur, à quoi bon faire d’autres lois que celle de la jungle ?
Que devient l’Assurance Maladie, exécuteur (testamentaire ?) d’une politique de santé erratique où la prise en charge devient de plus en plus la chasse gardée des mutuelles et des assurances privées (il n’y a qu’à voir leur bataille publicitaire sur les radios et les télés) ?
Cette tendance tendrait à prouver que seuls ces organismes auraient le droit de gagner de l’argent sur la santé, mais que les médecins n’auraient aucune légitimité à gagner correctement leur vie en exerçant leur profession.
Enfin, que sont devenus les partenaires sociaux sensés eux représenter l’ensemble des ayants droits ? Soit ils s’expriment par la voix du Secrétaire général de la CFDT, anti-médecin libéral primaire, soit ils laissent le champ libre aux associations de patients qui ont certes un rôle essentiel mais exercent un lobby, souvent concurrentiel entre elles et laissent de côté le citoyen lambda, cotisant, bien portant qui doit avoir un service de soins efficace et visible le jour où le recours lui devient utile.
Au risque de paraître ringard, cette explosion en vol de l’architecture conventionnelle, est la négation d’une médecine solidaire tout en restant libérale. On est d’ailleurs étonné que les syndicats de salariés ne relèvent pas cette évolution et que le Directeur de l’Assurance Maladie ne soit pas plus pugnace pour se préserver un territoire de négociations.
Or les médecins ont tout intérêt à garder ce lieu de négociations. Les toutes dernières années ont montré que certains confrères se sont fait balader par les politiques. On leur avait promis monts et merveilles, mais tout a été bloqué, et ils n’ont plus qu’à afficher leur désillusion.
La phrase est célèbre : la Caisse négocie, l’Etat concerte et applique toujours ce qu’il avait décidé avant la concertation.
Aujourd’hui où la toute puissance de l’Etat se résume à la volonté d’une seule personne, il faut privilégier le dialogue conventionnel pour bâtir un cadre pour la médecine libérale de proximité. La Caisse doit prendre conscience que son seul intérêt est de montrer au médecin l’attrait du conventionnement. On ne peut à la fois se plaindre des honoraires libres et bloquer ceux du Secteur 1, et particulièrement ceux des Médecins Généralistes.
Seule une action collective et un pacte Caisse-Médecins-Citoyens permettront de fournir un contrat gagnant-gagnant et de lutter contre la pusillanimité politique dont les derniers jours ont été le plus bel exemple.


Dr Michel COMBIER, Président de l’UNOF-CSMF

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