MAIL UNOF Juin 2010  / 25-06-2010

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Crise démographique, tiens donc ?

La Mission du Docteur Elisabeth Hubert démarre sur de bonnes bases.
Elle secoue le cocotier du Ministère de la Santé et des prévisionnistes. La crise démographique sera plus précoce que prévue. Cette lucidité donne un apriori favorable sur la dite mission qui va d’emblée à l’essentiel.
Toute la profession voit chaque jour la perte de médecins, souvent les plus productifs.
Jusqu’alors, la responsabilité de cet état de fait en revenait à l’organisation soi-disant vieillotte de l’exercice médical libéral dont ne voudraient pas les jeunes en général et les jeunes femmes, à l’avenir majoritaires. Si ce n’était qu’un problème d’exercice, cette remarque toucherait le corps des infirmiers et infirmières qui sont toujours attirés par le modèle libéral, dans une profession très féminisée.
Quand un de ces médecins disparait, on se rend compte du service qu’il rendait et du vide qui reste derrière lui. Si personne n’est irremplaçable, ceux qui ne sont pas remplacés laissent un vide.
Il faut toujours, derrière les analyses, rechercher les intentions.
Accabler le système actuel d’exercice (pourtant de plus en plus spontanément collectif) est un peu facile pour les politiques.
Ils avancent leur pion : la Maison Médicale uni ou pluridisciplinaire, sponsorisée par l’Etat mais sans beaucoup de pérennisation financière.
Va-t-on résoudre l’absence d’enthousiasme par une seule mesure structurelle ? N’est-il pas important de conserver le plus possible de médecins de famille, même si leur organisation n’est pas idéale aux yeux de la technostructure ?


 

Branche généraliste de la CSMF
UNOF-CSMF MAIL /// Jeudi 24 juin 2010


Crise démographique, tiens donc ?


La Mission du Docteur Elisabeth Hubert démarre sur de bonnes bases.
Elle secoue le cocotier du Ministère de la Santé et des prévisionnistes. La crise démographique sera plus précoce que prévue. Cette lucidité donne un apriori favorable sur la dite mission qui va d’emblée à l’essentiel.
Toute la profession voit chaque jour la perte de médecins, souvent les plus productifs.
Jusqu’alors, la responsabilité de cet état de fait en revenait à l’organisation soi-disant vieillotte de l’exercice médical libéral dont ne voudraient pas les jeunes en général et les jeunes femmes, à l’avenir majoritaires. Si ce n’était qu’un problème d’exercice, cette remarque toucherait le corps des infirmiers et infirmières qui sont toujours attirés par le modèle libéral, dans une profession très féminisée.
Quand un de ces médecins disparait, on se rend compte du service qu’il rendait et du vide qui reste derrière lui. Si personne n’est irremplaçable, ceux qui ne sont pas remplacés laissent un vide.
Il faut toujours, derrière les analyses, rechercher les intentions.
Accabler le système actuel d’exercice (pourtant de plus en plus spontanément collectif) est un peu facile pour les politiques.
Ils avancent leur pion : la Maison Médicale uni ou pluridisciplinaire, sponsorisée par l’Etat mais sans beaucoup de pérennisation financière.
Va-t-on résoudre l’absence d’enthousiasme par une seule mesure structurelle ? N’est-il pas important de conserver le plus possible de médecins de famille, même si leur organisation n’est pas idéale aux yeux de la technostructure ?
Prendre quelques mesures (ou plutôt des contres mesures) permettrait d’éviter d’augmenter l’hémorragie démographique : Tenir les engagements tarifaires, tel le C à 23 € de suite, arrêter la pression des Caisses d’Assurance Maladie sur les confrères, supprimer de la Loi les gâteries du style déclaration d’absence. Comment, en alignant les mesures vexatoires sur l’exercice, sur les prescriptions, sur la vie quotidienne, peut-on espérer la poursuite de l’exercice libéral de ceux qui sont les plus investis dans leur métier ?
Vu de Paris, des Ministères, on peut imaginer mettre au garde-à-vous notre profession. Le seul message devrait être : pour garder vos Médecins Généralistes, respectez-les. Sinon, rendez-vous en 2015. Pour expliquer à la population qu’il n’y a plus de réponse médicale de proximité.


Dr Michel COMBIER, Président de l’UNOF-CSMF

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