MAIL UNOF Février 2010  / 26-02-2010

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Installation, exercice : la fragilisation de l’existant ne sécurise pas l’avenir

On parle beaucoup de la réticence des jeunes médecins Généralistes, garçons ou filles, à épouser, comme on disait dans le passé, la carrière libérale d’un métier qu’ils ont appris après neuf ans de dures études et deux concours sélectifs.
De ce fait, ceux qui ont en charge la démographie médicale cherchent à résoudre le problème par une modification structurelle de la profession.
La solution unique. Des maisons de santé pluridisciplinaires ou des maisons médicales. Les pôles de santé, plutôt plébiscités par les médecins et les autres professionnels de santé installés, ne semblent pas encore déclencher l’enthousiasme chez les tutelles. Le rapport Valencien ne fait que les évoquer.
Cette modification de l’activité médicale fait évoluer le mode de fonctionnement des professionnels.
On glisse doucement du concept d’installation, avec une notion de durabilité et parfois de propriété, à celui d’exercice. De fait, on admet que beaucoup des futurs pratiquants dans les lieux de soins les moins attrayants en terme de vie privée y auront une activité instable, intermittente et à durée limitée.
D’autres types de rémunération seront mis en place pour faire coïncider revenu et mode d’exercice. On peut sans beaucoup se tromper penser qu’il faudra dans ces lieux pour un même travail médical un plus grand nombre de médecins qu’actuellement, ce qui, dans une période de décrue démographique, relève de la gageure.
Devant cette constatation, le numerus clausus risque d’être quantitativement court pour à la fois régler le départ des médecins du baby boom et adapter la démographie aux nouveaux modes de fonctionnement. L’augmentation du nombre de médecins à temps partiel dans ces nouvelles structures va entrainer un problème sur la retraite des médecins libéraux.

Branche généraliste de la CSMF
UNOF-MAIL /// Jeudi 25 février 2010


Installation, exercice : la fragilisation de l’existant ne sécurise pas l’avenir


On parle beaucoup de la réticence des jeunes médecins Généralistes, garçons ou filles, à épouser, comme on disait dans le passé, la carrière libérale d’un métier qu’ils ont appris après neuf ans de dures études et deux concours sélectifs.
De ce fait, ceux qui ont en charge la démographie médicale cherchent à résoudre le problème par une modification structurelle de la profession.
La solution unique. Des maisons de santé pluridisciplinaires ou des maisons médicales. Les pôles de santé, plutôt plébiscités par les médecins et les autres professionnels de santé installés, ne semblent pas encore déclencher l’enthousiasme chez les tutelles. Le rapport Valencien ne fait que les évoquer.
Cette modification de l’activité médicale fait évoluer le mode de fonctionnement des professionnels.
On glisse doucement du concept d’installation, avec une notion de durabilité et parfois de propriété, à celui d’exercice. De fait, on admet que beaucoup des futurs pratiquants dans les lieux de soins les moins attrayants en terme de vie privée y auront une activité instable, intermittente et à durée limitée.
D’autres types de rémunération seront mis en place pour faire coïncider revenu et mode d’exercice. On peut sans beaucoup se tromper penser qu’il faudra dans ces lieux pour un même travail médical un plus grand nombre de médecins qu’actuellement, ce qui, dans une période de décrue démographique, relève de la gageure.
Devant cette constatation, le numerus clausus risque d’être quantitativement court pour à la fois régler le départ des médecins du baby boom et adapter la démographie aux nouveaux modes de fonctionnement. L’augmentation du nombre de médecins à temps partiel dans ces nouvelles structures va entrainer un problème sur la retraite des médecins libéraux.
Il va exister une vraie concurrence entre offreurs de soins pour attirer les nouveaux confrères. Entre les hôpitaux, les structures d’urgence et de régulation, les centres de soins, les maisons médicales sponsorisées par les pouvoirs publics locaux, la bourse aux médecins risque d’être agitée. Et comme on ne parle plus que d’exercice et de son mode, le maintien ou non de la liberté d’installation ne se posera même plus, puisqu’on aura mis en place un modèle qui dissuadera l’installation. Les Pouvoirs Publics n’auront pas plus de moyens de pression qu’ils n’en ont pour attirer les chefs de clinique de spécialité dans les hôpitaux périphériques. Il y a longtemps que ce sont les médecins à diplôme hors communauté Européenne qui les font tourner. Il faut que les politiques aient le courage d’en avertir les populations concernées au lieu de faire croire que tout continuera comme avant. A l’heure où la rénovation (nième rénovation) de la médecine libérale est à l’ordre du jour d’une mission où les représentants syndicaux sont exclus, on voit bien que l’évolution des esprits va détruire l’organisation qui est en place, la déstabilisant au-delà d’une possibilité de réaction. Pourtant, beaucoup de médecins généralistes de proximité sont concernés par ce danger qui fragilise leur activité quotidienne et leur patrimoine. Il faudra beaucoup de courage pour inverser la tendance hégémonique d’un mode de pensée unique institutionnel, qui va se décliner régionalement par l’intermédiaire des Agences Régionales de Santé. Puisque la première étape de cette tendance a été de bloquer nos honoraires pour rendre délicate la gestion de nos cabinets libéraux et essayer de nous faire passer sous le boisseau de la pensée hégémonique, le premier signe de résistance de ceux qui font la médecine praticienne de proximité sera d’obtenir ce tarif lors du règlement arbitral.
Rendez-vous est pris pour la suite si cette demande n’est pas satisfaite mi-avril 2010.

Dr Michel COMBIER, Président de l’UNOF-CSMF

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