La tarification des actes en médecine générale
  
Affiches UNOF : le C à 23€ Votre médecin exige le respect des engagements signés... Affiche 1 (...)

  


  
Le journal virulent et satirique de l'UNOF

  
Médecin de famille n°53

  
En pièce jointe le formulaire "Médecin traitant", cliquez sur le document pour le (...)

  
Retrouvez tous les partenaires de l’UNOF : SCAMED,ACFM, SNMA, ACOPSANTE...


MAIL UNOF Juin 2010

Crise démographique, tiens donc ?

La Mission du Docteur Elisabeth Hubert démarre sur de bonnes bases. Elle secoue le cocotier du Ministère de la Santé et des prévisionnistes. La crise démographique sera plus précoce que prévue. Cette lucidité donne un apriori favorable sur la dite mission qui va d’emblée à l’essentiel. Toute la profession voit chaque jour la perte de médecins, souvent les plus productifs. Jusqu’alors, la responsabilité de cet état de fait en revenait à l’organisation soi-disant vieillotte de l’exercice médical libéral dont ne voudraient pas les jeunes en général et les jeunes femmes, à l’avenir majoritaires. Si ce n’était qu’un problème d’exercice, cette remarque toucherait le corps des infirmiers et infirmières qui sont toujours attirés par le modèle libéral, dans une profession très féminisée. Quand un de ces médecins disparait, on se rend compte du service qu’il rendait et du vide qui reste derrière lui. Si personne n’est irremplaçable, ceux qui ne sont pas remplacés laissent un vide. Il faut toujours, derrière les analyses, rechercher les intentions. Accabler le système actuel d’exercice (pourtant de plus en plus spontanément collectif) est un peu facile pour les politiques. Ils avancent leur pion : la Maison Médicale uni ou pluridisciplinaire, sponsorisée par l’Etat mais sans beaucoup de pérennisation financière. Va-t-on résoudre l’absence d’enthousiasme par une seule mesure structurelle ? N’est-il pas important de conserver le plus possible de médecins de famille, même si leur organisation n’est pas idéale aux yeux de la technostructure ?



Mail UNOF Mai 2010

Encore une minute, monsieur le bourreau !

Chronique d’une perte de temps… Une loi plus tard, l’Etat, par le choix du Président de la République, se rend compte qu’il faut tout recommencer. Dans un premier temps et dans la précipitation en demandant un rapport au Président du Conseil National de l’Ordre. Echec immédiat lié à la composition de la commission essentiellement basée sur les zélateurs de la loi incriminée. Le Docteur Elisabeth Hubert se voit maintenant confier une mission de propositions sur le premier recours médical qui inclut non seulement la Médecine Générale mais aussi les Spécialistes de proximité et les autres professions médicales. Projet plus ambitieux à échéance du mois d’octobre 2010. Peut-on attendre jusqu’à cette date pour avoir des mesures structurelles ? Sûrement, après les trois ans que l’on vient de perdre. Au-delà, on dépassera la date limite de péremption et tout le temps perdu ne se rattrapera plus. Les plus investis dans le métier auront brulé leurs dernières cartouches d’envie. Les jeunes n’auront pas encore gouté aux joies du métier tant sont nombreux ceux qui leur annoncent le sang, la sueur et les larmes. On le voit, plus on s’approche du mur contre lequel on est sûr de se cogner, plus on essaye de détourner le débat de ce qui fait l’essentiel : comment revaloriser d’abord les médecins en exercice afin qu’ils poursuivent leur action au service des patients ?


Mail UNOF Avril 2010

Y a-t-il un avenir conventionnel ?

Quand nous disions que nous allions vers une étatisation, beaucoup pensaient que nous exagérions. Le dernier avatar conventionnel nous donne une fois de plus raison : le Président de la République, lui-même, annonce le tarif de la Consultation remboursé au 1er janvier 2011. Il affirme que ce tarif sera inscrit dans le règlement conventionnel arbitral. Un petit peu comme si on disait à un arbitre de foot ou de rugby le score de la fin du match. Le blocage était le fait du Prince, le déblocage sera celui du Roi. Changement d’époque. Que deviennent les partenaires conventionnels quand l’individu de base a une parole au moins aussi écoutée que ceux qui représentent des milliers d’adhérents ? Le rôle d’un dirigeant n’est-il pas de légitimer ceux qui négocient et obtiennent des résultats plutôt que la pétaudière d’expression qu’est devenu internet ? Si tout a la même valeur, à quoi bon faire d’autres lois que celle de la jungle ? Que devient l’Assurance Maladie, exécuteur (testamentaire ?) d’une politique de santé erratique où la prise en charge devient de plus en plus la chasse gardée des mutuelles et des assurances privées (il n’y a qu’à voir leur bataille publicitaire sur les radios et les télés) ? Cette tendance tendrait à prouver que seuls ces organismes auraient le droit de gagner de l’argent sur la santé, mais que les médecins n’auraient aucune légitimité à gagner correctement leur vie en exerçant leur profession. Enfin, que sont devenus les partenaires sociaux sensés eux représenter l’ensemble des ayants droits ? Soit ils s’expriment par la voix du Secrétaire général de la CFDT, anti-médecin libéral primaire, soit ils laissent le champ libre aux associations de patients qui ont certes un rôle essentiel mais exercent un lobby, souvent concurrentiel entre elles et laissent de côté le citoyen lambda, cotisant, bien portant qui doit avoir un service de soins efficace et visible le jour où le recours lui devient utile.


MAIL UNOF Mars 2010

Une génération sacrifiée ?

On entend parler, avec juste raison, de l’avenir de notre profession qui repose, comme pour toute la société, sur les jeunes générations. Celles-ci avancent leur revendication, leur projet de vie professionnelle et personnelle. Elles ont des moyens de pression forts qui reposent beaucoup sur une liberté acquise et maintenue par leurs ainés. Parlons un peu de ces ainés qui sont encore le gros des troupes de la Médecine Générale en activité. N’ayons pas peur de rappeler ce que fut leur première partie de vie professionnelle. Arrivés au bout de 7 années sur le marché de travail de la Médecine Générale, ils se sont installés dans une période concurrentielle sans arrière pensée autre que celle de rendre service et de réussir leur vie professionnelle. Cette vie professionnelle s’accompagnait de contraintes horaires lourdes, d’évolutions conventionnelles erratiques, de dévaluation constante de l’exercice de la Médecine Générale. Rappelons ici qu’il faut attendre 2005 pour voir l’astreinte de la permanence de soins honorée. Les Médecins Généralistes ont, pendant des années, rempli leur obligation déontologique (avant qu’elle devienne facultative) sans que celle-ci soit rémunérée. Tous les Médecins Généralistes qui ont passé la cinquantaine et qui sont numériquement majoritaires, se retrouvent piégés par les mesures prévues dans les années à venir, tels que les nouveaux modes d’installation, les mesures démographiques, l’insécurité sur leur revenu de remplacement qu’est l’ASV.